ROMANS : ET SIC IN INFINITUM + K.626

Emmanuel Adely, Léonor de Récondo


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Le vol plané de la salamandre*


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© Maison de négoce littéraire Malo Quirvane
Emmanuel Adely
© sous réserve de droits




Introduction


Lecteurs de Guillaume Musso et Marc Lévy, passez votre chemin ! « Et sic in infinitum », un andante d’Emmanuel Adely (Collection XVIIe), déjà auteur d’une quinzaine de livre, depuis 1993, notamment chez Joëlle Losfeld, Stock et Inculte, n’est pas d’un accès aisé, de prime-abord. 


Un extrait, pour que vous compreniez mieux : 

 

« il y a vrai dieu d’un côté et il y a vrai dieu d’un côté et ce n’est pas le même et ça pourrait se résumer à ça c’est à dire qu’il y aurait le vrai dieu des deux côtés et qu’il s’appellerait du même nom mais qu’il ne s’appellerait pas du même nom et ce serait aussi simple et compliqué que ça et ce serait tout. » 

 

Oui, il n’y a pas de ponctuation. Pas besoin, si le texte est bien lu, à haute voix. Court, comme tous les ouvrages publiés chez Malo Quirvane (autoproclamée « Maison de négoce littéraire » *), celui-ci est écrit à partir d’une peinture exposée au Louvre. En l’occurrence le portrait d’Alof de Wignacourt, par Caravage. 

 

Explications : le Grand-Maître de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem avait combattu les Ottomans pour défendre Malte, lors du Grand Siège de 1565. Emmanuel Adely se désintéresse du fait guerrier pour s’intéresser aux corps-à-corps, au cœur du désir, des blessures et de la mort.

 

Vous l’aurez compris, il s’agit d’un texte expérimental, de laboratoire (d’écriture). On appelle cela de la littérature « exigeante ». Depuis Gertrude Stein, William Burroughs, Pierre Guyotat, Manuel Joseph (POL) et bien d’autres, il y a toujours des auteurs (cf. le mouvement surréaliste, dadaïste, l’Oulipo, celui dit du « Nouveau Roman ») pour tenter de créer de nouvelles formes d’expression. 

 

On aime ou on n’adhère pas, mais ça existe, et il y a un public pour ce genre de littérature hors norme. Les plus courageux sont peut-être les éditeurs qui publient ces textes parfois difficiles.

 


Couverture  K.626.  #Fugue #Epistolaire #Lettre #Confession #Femme #Mozart #Requiem #Editeur #SociétéDesGensDeLettres  jpg
© Maison de négoce littéraire Malo Quirvane
Léonor de Récondo
© sous réserve de droits


Dans une autre collection (Sübmayr)K.626, de Léonor de Récondo, se veut une fugue épistolaire, écrite par le musicien viennois à qui Constanze, l’épouse de Wolfgang Amadeus Mozart, confia la tâche de terminer le requiem inachevé de son mari. 

 

Ecrit dans un style plus « classique » (avec une ponctuation), il s’agit d’une lettre-confession d’un homme qui fait la cour à la femme de celui qu’il a admiré, au point qu’on se demande si ce n’est pas indirectement à lui qu’il s’adresse, post-mortem.

 

La Maison Malo Quirvane est une petite maison, quasi artisanale, spécialisée dans la publication de textes courts, à lire non pas comme des nouvelles mais comme des romans intenses, rapides ; soit 45 pages en moyenne, d’écriture hors sentiers battus et rebattus, répétons-le. 

 

Les ouvrages sont fabriqués en France, cousus main, et se commandent dans toutes les librairies qui apprécient l’art conceptuel et les performances alternatives, comme Le Monte-en-l’air, à Ménilmontant (Paris xx).

 

Créée courageusement par Edith de Cornulier-Lucinière (scénariste et autrice), en 2019, Malo Quirvane a publié 20 livres en deux ans. Cette pasionaria de la SGDL (Société des Gens de Lettres) parle le quechua et a réalisé des documentaires pour la jeunesse.

 

Guillaume Chérel

 

Et sic in infinitum, d’Emmanuel Adely, 47 p, 

9, 50 €. Maison de négoce littéraire Malo Quirvane. Collection XVIIe. 

 

K.626, de Léonor de Récondo, 47 p, 

9 €, Maison de négoce littéraire Malo Quirvane. 

Collection Sübmayr.

 

(* Important : pour des raisons « antispécistes », la Maison Quirvane rappelle qu’elle ne produit plus d’alcool de salamandre).    



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