TERMINAL 4

Hervé Jourdain


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Alerte au carbone 14 au Terminal 4


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© Fleuve Noir
Hervé Jourdain
© Crédit photo Steve Wells




Introduction


Ancien capitaine de police à la brigade criminelle de Paris (au fameux 36, quai des Orfévres), Hervé Jourdain est désormais analyste au ministère de l’Intérieur… et ça se sent, à la lecture de son sixième roman policier, « Terminal 4 », qui nous livre les secrets du bizness, souvent nauséabond, engendré par les coulisses de ce qui se trame autour des aéroports de Paris. 

 

Cet homme sait de quoi il parle, avec précisions et il connaît bien le jargon de la maison poulaga. 


 

 

Le « Bastion » (nouveau Q.G de la police criminelle), les « soum » (véhicules banalisés utilisés en sous-marin pour surveiller), les « filoches » (filatures), la Crim’ (fastoche) et les écoutes (téléphoniques) n’ont pas de secrets pour lui.

 

Les lecteurs de ses précédents romans retrouvent les personnages de « Tu tairas tous les secrets », son dernier livre, à savoir le commissaire Compostel, le chef de groupe Desgranges, et son équipe, la lieutenante Zoé Dechaume et la capitaine Lola Rivière.

 

Deux collègues, devenues amies, mais qui vont avoir des problèmes de communication lors de cette enquête aux diverses ramifications. 

 

Appelées à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaule, pour un semble-t-il banal trafic de pièces d’or, frappées par l’Etat Islamiste, Zoé et Lola tombent sur un incendie qui ravage des taxis aux abords du futur Terminal 4. 

 

Bien que travaillant à la cellule de lutte anti-terroriste, la découverte du cadavre carbonisé d’une jeune femme dans un des véhicules attise leur curiosité. 

 

Elles manœuvrent pour qu’on leur confie l’affaire, sans se douter qu’elles mettent les pieds dans un salmigondis nauséabond…

 

Jourdain ne part pas dans des envolées lyriques de style, pour prouver comme il écrit bien. Il dans le genre concis et efficace, sans fioritures. 

 

Son passé d’enquêteur, répétons-le, en a fait un raconteur d’histoire d’une précision chirurgicale. C’est le gros avantage qu’ont les auteurs flics ou anciens flics : ils connaissent les arcanes et les coulisses du métier, comme ici la fourmilière des aérogares. 

 

Il nous fait découvrir l’envers du décor, que les millions de touristes ne voient pas. 

 

A savoir le trafic des « emballeurs » (bagages destinés à passer la douane) et celui des taxis clandestins. 

 

Sans oublier les tentatives de corruption et de magouilles financières (c’est bien connu, la police arrête tous les méchants…), de la part de politiques, des institutions et des amateurs de trafics en tous genres. 

 

Sans être soupçonné de « zadisme », Hervé Jourdain n’hésite pas aborder les questions environnementales et l’écologiques, sortant ainsi de la réserve réclamée aux fonctionnaires de police. 

 

Il se mouille et s’engage courageusement.

 

L’auteur ose également décrire les questionnements psychologiques des femmes policières confrontées à une affaire complexe, tout en essayant de vivre pleinement leur vie de femme. 

 

Hervé Jourdain ne donne pas dans le gore sensationnaliste. 

Il ne court pas après le suspense à tous prix. 

 

Ses écrits sont réalistes car rigoureux dans l’exactitude des procédures. Ses romans noirs sont donc crédibles et car formatés pour satisfaire un public amateur de coups de théâtre obligatoire en fin de chapitre. 

 

A sa manière, c’est un écrivain engagé (la définition même de l’auteur de roman noir et non de polar de gare, car il dresse le portrait d’une société), notamment quand il aborde la question de la pollution atmosphérique générée par l’aéronautique. 

 

Point besoin d’être un élu ou un syndicaliste pour aborder ces sujets fondamentaux. 

 

Il n’est pas dans la démonstration mais l’explication pédagogique, comme en attestent les deux exercices mathématiques qu’il soumet au lecteur, par jeu (éducatif), à la fin de son ouvrage, comme si on était encore à l’école (niveau CM2, vraiment ?) : 

 

« Un Airbus A380 reliant New-York à Paris, d’une capacité de 525 passagers, rejette dans l’atmosphère 64 000 kg de CO2. En considérant qu’une tonne de C02 équivaut à la fonte de 3 m2 de banquise, quelle superficie de banquise disparait à chaque vol reliant New-York à Paris ?

 

Réponse : En considérant qu’1 tonne d’émission de CO2 équivaut à la fonte de 3 m2 de banquise, la superficie de banquise disparaissant à chaque vol est de 64 X 3 = 192 m2. A titre indicatif, 192 m2 équivalent à 1 terrain de tennis. » CQFD.

Guillaume Chérel 

 

Terminal 4, d'Hervé Jourdain 

317 p, 19, 90 €, Fleuve Noir


Le pitch

 

Quand un corps carbonisé est retrouvé dans une voiture aux abords de Roissy-Charles de Gaulle, Zoé et Lola sont loin d’imaginer jusqu’où va les mener leur enquête.

 

Conflits entre taxis et VTC clandestins, militants installés aux abords des pistes pour lutter contre le projet du nouveau terminal, et luttes politico-économiques autour de la pollution atmosphérique générée par l’aéronautique, tels sont les enjeux auxquels elles vont être confrontées.





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