LES DYNAMITEURS

Benjamin Whitmer


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Mon coup de coeur 2020

Benjamin Whitmer dynamite le genre roman noir façon western


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© Gallmeister
Benjamin Withmer
Benjamin Whitmer © sous réserve de droits




Introduction


Vieux motard javanais… J’avais raté ‘Pike’ (2012), ‘Cry Father’ (2015) et Evasion (2018), de l’américain Benjamin Whitmer, mais j’en entendais tellement de bien, que je ne pouvais pas laisser passer ‘Les Dynamiteurs’, publiés chez Gallmeister. Et je n’ai pas été déçu. J’ai eu l’impression de lire le fils de Cormac Mac Carthy, ce qui n’est pas un mince compliment, car c’est un western, mais dans le genre roman noir. 


Nous sommes en 1895. Le vice et le stupre règnent à Denver (Colorado), une ville montagneuse, « minée » par la pauvreté et la violence. Et, sans jeu de mots, un dynamiteur y sommeille… prêt à tout faire péter. Car il n’a plus rien à perdre.

 

Vous avez vu Gang of New York, de Martin Scorsese ? Le roman noir de ce Benjamin Whitmer est encore plus glauque de sauvagerie. Mais c’est beau, fort, puissant comme un café colombien… 

 

Deux jeunes orphelins, Sam et Cora, s’occupent d’une bande d’enfants abandonnés et défendent farouchement leur repère (une usine désaffectée, aux Bottoms), convoitée par des clochards, que les ados surnomment les « Crânes de Nœud ». 

 

Lors d’une de leurs nombreuses attaques, la nuit, un colosse défiguré, nommé Goodnight (!) leur apporte une aide inespérée, au prix de graves blessures que la courageuse Cora soigne de son mieux. Muet, le géant, transformé en monstre ne communique plus que par des mots griffonnés sur un carnet. Sam, le seul qui sache lire, se rapproche de lui et se trouve ainsi embarqué dans le monde infect et corrompu des bas-fonds. Un monde qui le fascine autant qu’il le répugne. Mais au moins là il gagne de l’argent, donné par l’horrible Cole, et a l’impression d’avancer dans la lutte pour la survie. 

 

S’ensuivent des pages d’expéditions punitives, de lynchages en règle, et d’explosions qui plongent l’adolescent dans le dégout du genre humain. Cet univers d’adultes retors va modifier sa nature profonde, et l’éloigner de Cora, dont il est secrètement amoureux. 

 

Salué par Pierre Lemaître, encensé par François Busnel (de la Grande Librairie et la revue America), à juste raison, ‘Les Dynamiteurs’ est une ode à la grande littérature US traditionnelle, quand elle se penche (avec talent) sur les laissés-pour-compte. Avant lui, London, Steinbeck, entre autres « maîtres », s’y sont penchés. 

 

Le style de Benjamin Whitmer, pour ce livre intense, se rapproche de Méridien de sang, de Mac Carthy, cité plus haut. Un autre western historique, publié en 1985 que je vous conseille de lire si ce n’est pas déjà fait. 

 

Saluons la traduction de Jacques Mailhos et la couverture pétante. Vivement le nouveau livre de Benjamin Whitmer !

 

Guillaume Chérel

 

Les dynamiteurs, de Benjamin Whitmer, 391 p, 24, 20 €, traduit de l’américain par Jacques Mailhos, Gallmeister éditions. 

adultes. 


Couverture roman évasion
© Gallmeister
Couverture roman Pike
© Gallmeister
Couverture roman Cry Father
© Gallmeister





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